"We haven't been everywhere, but it's on our list"


" Life begins at the end of your comfort zone"


"Travel is the only thing you buy that makes you richer"


La fois qu'on a dit "Tutaonana siku nyingine"... Ce n'est qu'un aurevoir!

La fois qu'on a dit "Tutaonana siku nyingine"... Ce n'est qu'un aurevoir!

Ça fait un mois. Un mois qu’on est parties. Un mois qu’on se construit un nid à Moshi. Un mois qu’on se bâtit une petite routine confortable. Un mois qu’on “travaille” pour Kilikids. On est bien. On s’est fait des repères. On a rencontré de nouveaux amis. On voudrait que ça continue. Mais c’est la fin d’un chapitre… Déjà!?

Voyager autour du monde implique plein de belles rencontres, et malheureusement plein d'aurevoirs...

Depuis les dernières semaines, on a accompli beaucoup de choses, mais on se sent aussi personnellement plus accomplies.  Faire du volontariat, c’est un don de son temps, de ses idées, de ses talents et donc de soi.  C’est positif à tous les niveaux. Là, on commence à peine à apprivoiser la culture, le quotidien, la façon de faire, et voilà que c’est la fin.  On a beaucoup appris, et voici quelques petits trucs pour accélérer le processus si l’envie vous prend de donner au suivant de la même façon que nous : 

  • Il faut prendre des initiatives car ils se sentent mal de nous donner du travail.  Et dès qu’on fait quelque chose d’un peu dur, ils nous bombardent de “Pole Sana” (vraiment désolé). Il faut proposer des choses, aller de l’avant et ne pas montrer qu’on a chaud :)
  • Il ne faut pas chercher à remplacer leur travail, ou faire comme eux.  Il faut apporter quelque chose de différent, de complémentaire.
  • La moindre petite chose leur fait plaisir, même si ça peut nous paraître superflu. 
  • Il faut d’abord apprivoiser l’endroit, voir comment ils font les choses, ce qu’ils ont d’acquis versus ce qu’ils ont à acquérir. Et partir de là, un jour à la fois.
  • Les notions de temps et de productivité ne sont pas les mêmes que ce qu’on connait.  Prendre leur rythme fait vraiment du bien. 
  • Souvent, ils n’osent pas demander ou accepter des idées parce qu’ils ne peuvent pas payer les matériaux nécessaires. Il faut leur dire qu’on se charge de tout, avec un gros sourire.  Ça ne coûte jamais vraiment cher pour faire de petits miracles.
  • Il ne faut pas avoir peur de se créer des outils. On est habitué d’avoir tout à porter de main et de pouvoir utiliser plein de gogosses pour chaque tâche. En Afrique, on n’utilise pas une brosse pour frotter, mais une branche de bamboo effilochée. On n’a pas de pots pour mettre la peinture, on prend des feuilles d’arbres. On n’a pas de couvertes pour ne pas salir le plancher, on prend des poches de blé d’Inde vides. Outils maison, on économise, et c’est assez amusant! 

On a donc finalement mis tout cela en pratique, et on est ben fières de ce qu’on a fait durant nos 20 jours à Maili Sita. On s’est d'abord laissées guider par les gens de là-bas, et on a passé 3 jours à jardiner, enlever des mauvaises herbes et arroser des arbres nouvellement plantés.  Non, on n’a pas le pouce vert. Alors on a pris les choses en main et on a proposé nos idées d’embellissement pour Kilikids!  On a premièrement passé plus d’une semaine à nettoyer (décrasser) la porte, le grillage et le bamboo de l’entrée de l’orphelinat. On a frotté en maudit, re-peinturer le tout, et appliqué un produit qui tue les termites. On a donc redonné un joli premier coup d’oeil au centre. Magnifique! On a aussi eu de petits projets de quelques heures comme accorder des guitares, jouer avec les enfants pendant une journée fériée et peinturer un jeu de marelle à l’extérieur (tout un succès)

On s’est ensuite lancées dans notre gros projet de décorer les chambres des enfants. Trois chambres, douze dessins, beaucoup de plaisir.  Tous les matins, on s’est acharnées à rendre l’endroit plus confortable, coloré et accueillant. À un certain point, on s’est demandé si tout ça n'était pas un peu superficiel,  mais le sourire des enfants et des gens qui y travaillent nous ont prouvé que ces petits détails améliorent leur qualité de vie. En fait, ils n’auraient pas mis du temps ni de l'argent pour ça, mais c’est justement pour ça qu’on est là! On s’est donc transformées en artistes durant trois semaines, et voici le résultat final en photos! Vous allez voir, on a même laissé une trace de La fois que… 

On va s’ennuyer. De Gretha qui est en charge du projet.  De la belle Neema qui s’occupe des enfants au quotidien. De Charlies, ce Chagga qui garde l’entrée. De Tiger, le chiot de garde trooooop adorable. De Stella, Light et Hero, nos petits helpers qui nous accueillent tous les matins en criant "Teacher teacher". De la gang de Hostel Hoff qui est devenue notre deuxième famille. De nous en tant que volontaires. Toute bonne chose a une fin, et on encourage tout le monde à vivre l’aide humanitaire un jour. On vous assure, même à petite dose, c’est une expérience hors du commun. Mais là, c’est l’heure de se préparer pour la suite…

La fameuse fois qu'on a fait un safari!

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La fois qu'on a choisi de ne pas monter le Kilimandjaro

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