"We haven't been everywhere, but it's on our list"


" Life begins at the end of your comfort zone"


"Travel is the only thing you buy that makes you richer"


La fois que Katmandou nous a convaincues de rester

La fois que Katmandou nous a convaincues de rester

Après avoir passé plus d’une semaine dans le désordre de Katmandou, le temps de se remettre de notre mini dépression post-trek, on avait un besoin profond de retrouver la sérénité des montagnes himalayennes. Après avoir atteint le camp de base de l’Everest, on avait prévu traverser en Inde, mais les plans ont changé.

Quelque chose de plus fort nous retenait au Nepal.

Le Népal, surtout Katmandou, oui, c’est le bordel! On sent qu’il n’y a aucune structure, aucune organisation, aucune règle (ou du moins elles ne sont pas suivies) mais en même temps, ça simplifie bien des choses. Dans les commerces, il n’y a pratiquement jamais de caisse enregistreuse, tout se fait verbalement ou à la main. On n’ose pas imaginer leur tenue comptable… Un barrage routier (ou plutôt deux policiers à pieds) n’a aucun problème à arrêter des motocyclistes d’un signe de la main en leur mettant l’alcootest en plein visage et en moins de 10 secondes, ces derniers reprennent leur chemin… Traverser une rue achalandée peut sembler impossible mais ici, il ne faut pas attendre la courtoisie des chauffeurs, il suffit simplement de se lancer dans la foulée et comme par magie, les automobilistes ralentissent et contournent les piétions. Bref, un broche-à-foin efficace où tout est basé sur la confiance! Louer une moto de l’année ne nécessite aucun dépôt, aucune assurance, aucun permis de conduire, simplement un passeport ou une copie de celui-ci. Tout le contraire de la bureaucratie à laquelle on est habituées. En voyant cela, on se dit qu’il y a sûrement un juste milieu entre le chaos total et l’encadrement trop strict.

Le quartier de Thamel, qui est plutôt un vrai bazar, grouille de touristes et de motos qui sillonnent les rues comme si c’était une course à obstacles. Les vaches, elles, n’ont aucune gêne à se promener un peu partout dans les rues. Le bruit des klaxons fait travailler notre niveau de tolérance (surtout après avoir passé 2 semaines dans les montagnes). Le niveau de pollution étant considéré comme un des plus élevés au monde, ce n’est pas pour rien que plusieurs portent un masque anti-pollution. Les odeurs d’ordures, les déchets qui trainent un peu partout dans les rues, le peuple qui crache à tour de bras... Si on s’attarde à ces irritants, Katmandou ne reflète aucunement l’image qu’on peut avoir du Népal.

Mais si on s’arrête un instant et qu’on s’imprègne un peu plus en profondeur de sa culture et de son histoire, le chaos n’a plus d’importance et au contraire, Katmandou devient charmante. C’est une ville qui a du caractère et, pour 2 filles qui voyagent seules, on ne s’est jamais senties autant en sécurité, même plus que chez nous à Montréal. C’est sous un ciel smogueux, avec une température qui tourne autour des 25 degrés Celsius une bonne partie de l’année, que Katmandou accueille les touristes. C’est d’ailleurs une raison pour laquelle les rues sont bondées de gens, les commerces n’ont pas de portes, tout est à aire ouverte, et beaucoup de toits d’immeubles ont été transformés en terrasses. Bref, c’est une ville où l’action se passe à l’extérieur.

Avec son coût de la vie nettement inférieur à ce qu’on connait chez nous, on peut facilement se gâter sans se ruiner. C’est possible de trouver un repas typique népalais pour moins d’1$, le meilleur fondant au chocolat pour 0,85$, un bon verre de vin ou un bon livre pour 4$, un massage complet/facial/exfoliation pour 30$, sans oublier tout l’équipement de trek qui, malgré qu’il soit fake, est de qualité surprenante! Même si la nourriture népalaise est loin d’être mauvaise, après quelque temps au pays, on peut facilement avoir son quota de momos ou du Dal Baht! Par chance, c’est possible de trouver le meilleur falafel en ville, un banh mi version népalaise, un cappuccino digne de celui d’Australie, des pâtisseries et boulangeries qui nous rappellent celles de Montréal et surtout du bon VIN! Côté bouffe, Katmandou est sur la coche.

Et malgré leur pauvreté, les Népalais dégagent un bonheur immense et ils sont toujours de l’avant pour faire la fête.  En un mois, on a eu droit à pas moins de 2 semaines de célébrations diverses à travers le pays. La ville s’est alors décorée de lumières, de chandelles et de fleurs, colorée de dessins au sol et animée de feux d’artifices, de danses et de musique traditionnelle. Sans oublier les odeurs d’encens qui flottent dans l’air,  la prière Om Mani Padme Hum version musicale qui se fait entendre au loin et les fameux drapeaux de prières qui se laissent bercer par le vent.

Bref, c’est avec toute sa beauté que le Népal nous a rejointes droit au cœur. Autant notre arrivée à Katmandou nous a déstabilisées, autant maintenant on s’y sent bien. Incapables de quitter le pays qu’on appelle maintenant « chez-nous », on a décidé de prolonger notre visa pour un autre mois. Vive la liberté! On s’est donc dirigées vers Pokhara, plus précisément au Lac Begnas, situé à 6 heures d’autobus de la capitale. En quête de zénitude, une retraite de yoga et de méditation était exactement ce que notre corps et esprit avaient besoin.

La fois qu’on a fait une retraite de yoga au Nepal

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La fois qu'on a mis les pieds au camp de base de l'Everest!

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